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La Capoeira en Guinée Conakry | Musique

>> Les cours de Capoeira à Conakry
avec Chapéu (Moussa) Ginga Nagô
Lieu : centre Culturel franco-Guinéen de Conakry
Horaires : le jeudi de 18H à 20h

>>Historique de la Capoeira en Guinée
En République de Guinée (Afrique de l'Ouest) à Conakry, commence en mars 2002, un travail de Capoeira mené par Aruera, capoeiriste français issu du groupe Ginga Nagô du Mestre Branco. Le groupe se compose alors en majeur partie d'enfants et d'adolescents rencontrés dans le jardin public de Conakry, quartier Coléah. Les entrainements et roda s'y dérouleront ainsi que dans temporairement dans un jardin privé prété gracieusement suite a des problèmes rencontrés avec les militaires.

En mars 2003, Aruera qui fonctionne avec ses fonds propres, décide de louer un salle dédiée à la pratique de la Capoeira et s'installe officiellement dans le "Jardin du 2 Octobre", le seul espace vert public de Conakry. Les cours y sont gratuits pour tous et la salle ouverte 5 jours par semaine avec un jour de roda le samedi.

Pour diffuser la Capoeira le groupe se produit (stage et rodas) dans bon nombre de Maisons des jeunes de la capitale guinéenne durant 2003 et 2004. En parralèle depuis 2003, Aruera finance des cours d'alphabétisation à l"élève le plus ancien Memória (Cheikh Tidiane Camara).

En octobre 2003 Aruera organise la 1ère Rencontre de Capoeira en Guinée à Conakry (12 jours d'ateliers, de rodas, et démonstrations publiques) y invite Mestre Branco (groupe Ginga Nagô), et des capoeiristes du Sénégal (Groupe Africa Capoeira) qui viennent spécialement pour l'occasion.

En Décembre 2004, la seconde rencontre est organisé par Aruera, prof. Adao (Ginga Nagô Clisson) et Memória . Mestre Branco est invité une seconde fois par le groupe . Comme l'année passé le Centre Culturel Franco-Guinéen ouvre ses portes pendant une semaine, en sus sont proposées des projections, une expo photo consacré à Bahia, une dégustation de "Moqueca de peixe" (plat typique de Salvador de Bahia)

A cette date, Memória est nommé responsable officiel du Groupe de Capoeira de Guinée, suite au départ de Aruera pour la France et le Brésil. Il a en charge les entraînements et la gestion de la salle. Il bénéficie du soutient financier d' Aruera. Au cotés d'Aruera et de Adao, il participe en juin 2005 aux Rencontres de Capoeira de Gorée au Sénégal où participent les Mestres Lua Rasta, Neco, Casquinha et Paulo Boa vida.

Au cours de l'année 2006, Memória est invité pour faire des initiations de capoeira à Labé et Kindia, villes de l'intérieur de la Guinée. Un stage est organisé en février 2006 à Conakry pour le passage de Aruera. Eté 2006, suite aux inondations, et aux difficultés posées par les autorités du parc, Memória décide de s'entrainer dans des espaces privés et ferme le local. Suite à la situation d'instabilité générale en Guinée, l'activité Capoeira se déroule de manière informelle durant 2007…

Memória, est à l'iniative durant l'été 2007 de cours de capoeira à Dakar, pour plusieurs ONG qui s'occupent d'enfants des rues. Il retourne en septembre 2007 à Conakry pour reprendre les cours de Capoeira dans le Quartier Taouhya auprès d'enfants. Il participe en juillet 2008 à Dakar aux rencontres d'été du Groupe Africa Capoeira. Durant l'Eté 2009 il encadre à Dakar un groupe d'enfants durant un stage d'initiation de Capoeira, et participe a de nombreuses rodas du Groupe de Capoeira de Gorée. Peu après les violents évenements d'octobre 2009 qui ont secoué la capitale guinéenne, il est invité pour animer un stage à Kindia. (+de 100km de Conakry).

En parralèle en 2009 un autre ancien élève Guinéen Chapeu monte un travail de Capoeira en banlieue de Conakry.
Depuis 2014 il donne des cours hebdomadaires au Centre Culturel de Conakry.

2èmes rencontres de Capoeira en Guinée
en décembre 2004,
Segunda encontra de Capoeira em Guinée
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jogo guiné
   
1ères rencontres de Capoeira en Guinée en octobre 2003, au CCFG de Conakry (ateliers, rodas et demonstrations publiques)
Primeira encontra de Capoeira em Guinée
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batteria
   

Roda publique en Juin 2003 à la Maison des Jeunes de Kenien à Conakry
Imagens da roda de Capoeira na Casa dos Jovens do Bairro de Kenien em Conakry

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batteria

En mars 2003, ouverture de l'espace de Capoeira, où les jeunes de Conakry pratiquent gratuitement la Capoeira.
imagens da abertura do lugar permanente de Capoeira em Guiné

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batteria
   

Lors de la fête de la musique 2002, le groupe de Capoeira en Guinée a réalisé sa première roda en public au Centre Culturel Franco-Guinéen de Conakry.
Imagens da festa da musica em Guiné

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batteria

batteriajogo de fora
rollé pé do berimbau

Luttes dansées en Guinée

En basse côte guinéenne, dans la région de Kindia, existait, chez les Sosso, le "Kanya Soli", une lutte dansée d'initiation, à base de mouvements de pieds pour déséquilibrer l'autre. Depuis 1960/70 cette pratique aurait quasiment disparue sous sa forme traditionnelle, il ne reste a peine qu'une version folclorique et déformé. Difficile de ne pas faire un rapprochement avec le Ngolo de Angola… D'autres danses guerrières existent, tel le Dudumba "la danse de l'homme fort" d'origine Malinké (Nord-est du pays)

Beaucoup de chercheurs s'accordent pour dire que l'expression "Mandinga", si présente dans la Capoeira, vient de Mandingue, comme l'explique Waldeloir Rego, une région d'Afrique de l'ouest baignée par les fleuves Sénégal, Niger et Gambie, ou il y avait des fétichistes puissants. le Mandé est un groupe de langue, le plus important de l'Afrique de l'ouest, comprenant entre autres : le Sosso, le Malinké, langues utilisées en Guinée.

Ethnies de Guinée au Brésil et similitudes…

Les Peulhs, ethnie importante dans la composition de la population guinéenne, ont été aussi fortements envoyés aux Brésil. L'écrivain Tierno Monénembo souligne leur participation dans la révolte islamique fomentée à Bahia au début du XIXème siècle, et connue sous le nom de "Révolte des Malés". D'ailleurs, le dernier individu parlant "Pülaar" au Brésil est mort en 1902 à Santo Amaro (ville de l'interieur de l'état célèbre pour avoir eu comme célèbre capoeiriste Besouro Manganga et mestre Popô comme défenseur du Maculélê).
Les dessins de Jean Baptiste Debret et photos de Christiano Jr à Rio de Janeiro en 1880, nous montrent des esclaves urbains, que l'on appelaient "escravos de ganho", libres de mouvements, ils étaient chargés de vendre et d'accomplir des travaux au profit de leur seigneur. Parmi ces charges, celle de la vente des volailles dans des paniers (cestos) est surtout célèbre car elle pourrait être l'une des origines du mot "Capoeira". Les mêmes paniers tressés à volailles si caractéristiques dans ces clichés se retrouvent encore à l'identique dans les rue de Conakry. Chez les malinkés (ethnie mandé) on retrouve une percusion similaire au caxixi, remplie de petite pièces de métal, qui fait aussi office de hochet.